Le Sénégal enregistre en 2012 une croissance du PIB estimée à 4,2 %, essentiellement due à la consommation privée, elle-même soutenue par les transferts de fonds des migrants sénégalais à l’étranger, le secteur industriel et celui des services. 
 
Si dans la zone de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), le Sénégal connaît les taux de croissance parmi les plus élevés, il reste malgré tout un pays où près de 50 % de la population vivent en dessous du seuil de pauvreté.
 
Les initiatives de l’État et de ses partenaires au développement n’ont pas encore abouti aux résultats escomptés. La décentralisation s’est consolidée et les collectivités locales ont acquis une autonomie de gestion. Les élections de 2012 ont constitué un défi majeur pour la démocratie sénégalaise. Elles ont été marquées par des divergences sur la validité de la candidature du président sortant, avec des soulèvements populaires dont les répercussions pouvaient entraver les activités économiques et hypothéquer la croissance des prochaines années.
Mais le bon déroulement de l’élection présidentielle a apaisé ces craintes.
 
En milieu rural, la campagne agricole 2012 a été meilleure qu’en 2011. Une pluviométrie satisfaisante a grandement contribué à la hausse des productions aussi bien pour les cultures vivrières que les cultures de rente.